Célébration de la Fête Nationale Française [en]

Discours de S.E. M. Jean-Marin SCHUH, Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives.

Bonsoir,

2018, c’est le soixante-dixième anniversaire de l’indépendance du pays qui s’appelait alors Ceylan. C’est également le soixante-dixième anniversaire de la reconnaissance diplomatique de Ceylan par mon pays, et de l’envoi d’un premier ambassadeur à Colombo, qui a remis ses lettres de créance au Palais du Gouverneur général le 16 décembre 1948.

Le premier ambassadeur, « Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de France », dans le jargon diplomatique, saluait alors « avec attention et sympathie la sagesse dont usent les Ceylanais dans la pratique de leurs institutions démocratiques, résultat et aboutissement d’une longue et prudente évolution, couronnement d’une histoire glorieuse dont les débuts datent des temps les plus reculés ». Soixante-dix ans après, je voudrais encore saluer l’esprit démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés publiques, la mise en pratique des principes de bonne gouvernance, et l’effort de réconciliation entre les communautés, qui animent aujourd’hui les autorités de Sri Lanka.

Quoi de mieux pour célébrer cet anniversaire que de mettre l’accent sur les échanges culturels entre les deux pays ? C’est tout le sens de l’édition 2018 du French Spring Festival qui, cette année, « a mis les petits plats dans les grands », pour reprendre une expression française. Nous avons cherché à présenter quelques exemples de ce qui se fait de mieux en France en matière de productions artistiques modernes, jeunes et populaires. Nous avons également cherché à associer, systématiquement des artistes srilankais à ces évènements, qu’il s’agisse de la danse, de la littérature, de la photographie, du cinéma ou du street art.

Je voudrais également, pour cet anniversaire, insister cette année encore sur un sujet que la France a beaucoup porté ces dernières années, le climat et l’environnement. Nous avons mis l’accent en 2018 sur les Océans, bien commun de l’Humanité, de plus en plus mal en point, de plus en plus pollués par des millions de tonnes de plastiques, de métaux lourds, de plus en plus vides aussi, vides de toute vie, tant nous en avons abusé au cours des dernières décennies. Nous avons organisé le mois dernier, ici à Colombo, une conférence centrée sur la protection des récifs coralliens et des mangroves, dont Sri Lanka, on le sait, est très riche. Notre principal opérateur à Sri Lanka, l’AFD, y consacre une part notable de ses activités, qu’il s’agisse de dépolluer les eaux usées ou de moderniser la pêche srilankaise.

Le Président Macron l’a dit à l’occasion du One Planet Summit, nous sommes en train de perdre la bataille du climat. L’accord de Paris, signé il y a deux ans est fragilisé parce qu’il y a eu des décisions de quitter cet accord, de le remettre en cause. D’autre part, nous n’allons pas assez vite. Alors que nous nous étions engagés à poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°C, nous sommes sur un rythme de 3-3,5°. C’est ce que nous dit la communauté scientifique.

Je terminerai en citant le Président Macron sur ce sujet : « ceux qui étaient avant nous avaient une chance, ils pouvaient dire « on ne savait pas ». Et c’était vrai. Depuis une vingtaine d’années, on sait et on sait à chaque fois un peu plus parce qu’il y a eu les remarquables travaux du GIEC (…), l’urgence est devenue permanente. Le défi de notre génération, c’est d’agir vite et de gagner cette bataille contre le temps, contre la fatalité ».

Colombo, 14 juillet 2018

Supplément du 14 juillet 2018

PDF - 15.2 Mo
(PDF - 15.2 Mo)

Dernière modification : 18/07/2018

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