L’effort de la France dans les domaines de la prévention, de l’alerte et de la gestion des catastrophes

La contribution au système d’alerte dans l’océan indien :

Un effort international est engagé visant à la mise en place d’un système d’alerte précoce pour l’Océan Indien, particulièrement vulnérable aux événements sismiques, aux tsunamis qui peuvent s’ensuivre et aux cyclones.

La France est favorable à l’établissement d’un système régional coordonné, permettant de recueillir, traiter et diffuser immédiatement les données techniques nécessaires à l’information des populations exposées à ces risques.

Plusieurs réunions internationales organisées sous l’égide de l’UNESCO ont abouti à la création d’un groupe de coordination intergouvernemental pour l’alerte précoce, auquel participeront l’ensemble des pays riverains de l’Océan Indien, dont la France.

Lors de l’Assemblée générale de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO qui a décidé l’architecture du système, la France a annoncé qu’elle contribuerait au système d’alerte aux Tsunamis de l’Océan Indien (SATOI), à hauteur de 1,6 Millions d’euros :

- renforcement des capacités d’expertise du Centre National de la Réunion opéré par Météo France

- équipement en stations de réception, communication et expertise de Madagascar, du Kenya et de la Tanzanie, et installation d’une station météorologique à Madagascar (Météo France International)

- mise à niveau pour l’acquisition et la diffusion des données en temps réel des réseaux d’observation sismiques et marégraphiques maintenus par la France dans la région(CNRS, Institut de Physique du Globe, Service Hydrographique et Océanographique de la Marine)

- contribution à l’éducation et à la formation des populations de la région, et soutien à diverses missions d’expertise (Commission Française pour l’UNESCO)
modélisation de la propagation des tsunamis en fonction de l’emplacement et de l’amplitude des séismes sur le pourtour de l’Océan Indien (CEA)

- campagnes du navire bathymétrique « Marion Dufresne » pour l’étude des fonds sous-marins.

La France souhaite que le système d’alerte précoce soit étendu à l’ensemble des risques naturels majeurs et à l’ensemble des zones à risques, en particulier les Antilles/Caraïbes et la Méditerranée.

Le renforcement des capacités nationales :

Parallèlement, la France développe une aide bilatérale, avec une gamme de projets allant du renforcement des capacités technologiques aux actions de sensilisation/préparation des populations, notamment :

A Sri Lanka :

- Soutien au projet d’appui du PNUD aux autorités Sri Lankaises pour la mise en place d’un dispositif de prévention et de réponse aux catastrophes pour un montant d’1 million d’euros ;

- Soutien à un projet de cartographie des zones à risque mené par le BRGM pour 280 000 euros.

En Indonésie :

- Soutien au BMG, organisme de coordination indonésien pour le recueil et l’analyse de données sismographiques et météorologiques, au travers du CEA et de Météo France/Météo France International, pour environ 1 million d’euros ;

- Soutien au Bakornas, organisme de coordination indonésien de la réponse aux catastrophes, en partenariat avec les Croix-rouge française et indonésienne, pour un montant total (Etat et Croix-rouge française) de 5,1 millions d’euros, auquel l’Etat contribue à hauteur de 40% ;

- Soutien à un projet de l’Institut de Physique du Globe de Paris, en partenariat avec le LIPI, organisme de recherche indonésien pour 400 000 euros ;

- Soutien au projet de recherche franco-indonésien « tsunarisque » d’analyse des Tsunamis pour 360 000 euros.

En Thaïlande :

Echange d’expertises avec le CEA.

Aux Seychelles :

Soutien au projet d’appui du PNUD aux autorités des Seychelles pour la mise en place d’un dispositif de prévention et de réponse aux catastrophes pour un montant de 205.000 euros.

Au total, l’Etat consacre environ 7 millions d’euros au renforcement des capacités de prévention, d’alerte et de réponse aux catastrophes.

Dernière modification : 19/12/2012

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