La France souligne l’importance de la “finance verte” pour promouvoir le développement durable. [en]

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Le 14 Octobre, le service économique de l’ambassade et l’Agence française de développement (AFD) ont conjointement organisé une conférence sur la finance verte à Colombo. Six conférenciers provenant d’institutions financières locales et internationales impliquées dans la finance verte ont été invités à partager leurs points de vue et à présenter leurs instruments financiers respectifs pour parvenir à une économie faible en carbone. Des représentants du gouvernement, des banques, des think tanks et des producteurs d’électricité indépendants ont participé à la conférence et ont éclairé les différents aspects de ce nouveau type de financement visant à favoriser le développement durable.

Ce forum était le dernier en date des événements organisés par la France à Sri Lanka en préparation de la 21e Conférence des Parties (COP21), qui se tiendra à Paris début décembre. La France souhaite que les représentants des 195 Etats signataires (plus l’Union européenne) parviennent à un accord universel juridiquement contraignant de limitation du réchauffement climatique à moins de 2 ° C et que soit mise en place une dynamique internationale permettant de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 contre le dérèglement climatique.

Selon le bureau de la Banque mondiale à Colombo, Sri Lanka aura besoin de 2 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie pour atteindre une part de 20 % en énergies renouvelables non conventionnelles, conformément à objectif fixé précédemment par le gouvernement. Compte tenu des futurs besoins d’investissement, la Banque mondiale veut développer un cadre régulateur solide avec le gouvernement sri lankais pour attirer plus de partenariats public-privé. A Sri Lanka, la banque DFCC (Development Finance Corporation of Ceylon) dispose déjà d’une importante expérience dans la finance verte, qui a été présentée pendant la conférence. Sri Lanka peut aussi compter sur le soutien de Proparco, filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé et de la Société Financière Internationale, filiale de la Banque mondiale, qui ont introduit des instruments financiers innovants pour promouvoir les investissements privés dans le domaine des énergies renouvelables. L’Inde, qui a fixé un objectif de 24% d’énergies renouvelables en 2030, était représentée par M. Popli, président et directeur général de l’Agence indienne de développement des énergies renouvelables, qui a présenté le modèle innovant de cette institution financière publique créée en 1987, entièrement dédiée au financement des énergies renouvelables.

Dernière modification : 06/02/2017

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