Préparation d’un projet AFD dans le secteur de la pêche à Sri Lanka : l’Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives et l’Agence Française de Développement en visite au port de Galle [en]

Le secteur de la pêche à Sri Lanka fournit des emplois à environ 600 000 personnes (soit près de 10% de la population active et le quart des employés du secteur de l’agriculture). Source de plus de 60% des protéines animales consommées par la population, il constitue un pilier fondamental pour la sécurité alimentaire du pays. Ce secteur est également un générateur de devises étrangères de plus en plus important pour l’Etat.

Les pertes après capture (c’est-à-dire la dégradation du produit entre le moment où le poisson est pêché et sa vente aux consommateurs) sont estimées à 40% par le ministère des pêches sri-lankais. Afin de limiter ces pertes, l’AFD souhaite financer un programme de réhabilitation de ports de pêche existants, d’amélioration de leur gestion et de celle des ressources halieutiques. L’étude de faisabilité de ce programme a été lancée le 15 février 2019 lors de la visite du port de pêche de Galle par M. Eric Lavertu, Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives, M. Martin Parent, Directeur de l’Agence AFD de Sri Lanka, et M. Ruwanchandra, Secretary du ministère des pêches, du développement des ressources aquatiques et de l’économie rurale, de l’irrigation et de l’élevage.

JPEG
M. S. Vidanapathirana (Secretary du District de Galle), M. Ruwanchandra (Secretary du ministère de l’agriculture, de l’économie rurale, du développement de l’élevage, de l’irrigation et des pêches et du développement des ressources aquatiques), M. Monty Ranatunghe (Directeur Général Technique), M. Martin Parent (Directeur de l’agence AFD de Sri Lanka), M. Eric Lavertu (Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives), M. Percy Samarasinghe (General Manager CFHC), Dr. Sisira Haputhantri (NARA), M. Jean-Pierre Silva (COFREPECHE), représentants du conseil provincial et du conseil municipal de Galle.

Concentrée sur les ports de Galle, Beruwala, Puranawella et Kudawella, situés au Sud-Ouest de l’île, cette première intervention de l’AFD dans le secteur aura pour principal objectif d’améliorer la qualité des produits destinés à l’export, sans augmenter l’effort de pêche. En ciblant les modalités opératoires à partir de la mise à terre des captures jusqu’à leur première vente au sein de l’espace portuaire, il est espéré que la dynamique engendrée sur la filière export ait un effet d’entrainement sur la filière de production à destination du marché national. Ce projet implique un effort du secteur privé dans la modernisation de la flotte et l’amélioration de la gestion des prises à bord.

Les impacts attendus sont le maintien et le développement des emplois, l’augmentation du revenu des acteurs du secteur et des revenus en devises étrangères pour l’Etat (et, par conséquent, un impact positif pour la balance commerciale du pays), une meilleure qualité des produits consommés et donc une plus grande sécurité sanitaire, et enfin la gestion durable de la ressource halieutique.

JPEG
Préparation des filet dans le port de Kudawella, Octobre 2017 © Pierre Lerat, AFD

Pour atteindre l’objectif du projet, le Ministère des pêches et l’AFD ont pré-identifié les actions suivantes : (i) investissement dans deux à quatre ports de pêche « verts », comprenant la réhabilitation des infrastructures et la réorganisation des ports, la réduction de la consommation énergétique et l’amélioration de la gestion des déchets liquides et solides ; (ii) amélioration de la gestion des ports, notamment les aspects financiers, techniques et règlementaires, le renforcement des contrôles, et la gestion des impacts environnementaux ; et (iii) soutien à la gestion durable des ressources halieutiques, qui se traduira par la mise en place de méthodes de suivi des populations marines, des prises, et l’amélioration de la traçabilité. Ces actions représentent un premier investissement estimé à environ 120 millions d’euros.

L’étude de faisabilité, financée par une subvention de 650 000 euros, sera conduite par un consortium mené par COFREPECHE. Cette étude de neuf mois permettra de confirmer les ports qui bénéficieront de ce premier programme d’investissements, de confirmer son coût, sa structuration et son calendrier.

Cette visite du port de Galle marque le lancement de la première mission du consultant : effectuer un audit approfondi de l’état des infrastructures existantes. Pendant les cinq prochains mois, le consultant mobilisera des spécialistes en génie civil portuaire, des techniciens et des plongeurs afin d’inspecter en détail les brise-lames, les digues, les quais, les halles de première vente et tous les équipements existants dans les ports de Galle, Beruwala, Puranawella et Kudawella. Le résultat sera un diagnostic précis des dégâts causés par le tsunami de 2004, de l’état de l’existant, et la définition d’un plan de réhabilitation et de maintenance afin que les futurs équipements financés par l’AFD soient construits sur des fondations robustes et durables.

Plus de photos :

JPEG
M. S. Vidanapathirana (Secretary du District de Galle), M. Ruwanchandra (Secretary du ministère de l’agriculture, de l’économie rurale, du développement de l’élevage, de l’irrigation et des pêches et du développement des ressources aquatiques), M. Monty Ranatunghe (Directeur Général Technique), M. Martin Parent (Directeur de l’agence AFD de Sri Lanka), M. Eric Lavertu (Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives), M. Percy Samarasinghe (General Manager CFHC), Dr. Sisira Haputhantri (NARA), M. Jean-Pierre Silva (COFREPECHE), représentants du conseil provincial et du conseil municipal de Galle.

JPEG
M. Martin Parent (Directeur de l’agence AFD de Sri Lanka), M. Eric Lavertu (Ambassadeur de France à Sri Lanka et aux Maldives), M. Ruwanchandra (Secretary du ministère de l’agriculture, de l’économie rurale, du développement de l’élevage, de l’irrigation et des pêches et du développement des ressources aquatiques).

Dernière modification : 18/02/2019

Haut de page